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- Port de Rouen

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Arnaud Aubry, au cœur de l’axe Seine

Le terminal de Radicatel, dont le projet d’extension est soumis en mars à concertation publique, est exploité par Katoen Natie. Un site dont le responsable, Arnaud Aubry vante les atouts dans le contexte post-Brexit.

Terminal manager de Katoen Natie à Radicatel depuis dix ans, Arnaud Aubry affiche près de 30 années dans la manutention portuaire, entre Le Havre, Rouen et Port-Jérôme. Un parcours qui a fait de lui « un enfant de l’axe Seine ! » Présent à Radicatel depuis le milieu des années 90, le logisticien anversois a traité en 2020 près de 30 000 EVP. Une performance notable avec à la clé une croissance de +25% par rapport à l’exercice 2019. « Nous n’avons pas énormément ressenti les conséquences de la crise sanitaire sur nos trafics », reconnaît Arnaud Aubry, même si en ce début d’année l’activité enregistre une légère baisse : « mais aucun voyant n’est au rouge ! », rassure le manager.

140 000 m² d’entrepôts à Saint-Jean-de-Folleville

Implanté sur la commune de Saint-Jean-de-Folleville au pied du pont de Tancarville, le terminal de Radicatel jouxte les 140 000 m² d’entrepôts que Katoen Natie exploite sur le site depuis 2005. Historiquement, rappelle Arnaud Aubry, « Katoen Natie a choisi de s’implanter ici pour installer une plateforme d’éclatement pour les magasins de son client Brico Dépôt dans le nord de la France ; la zone sud étant alimentée depuis le site de Saint-Martin-de-Crau près de Arles ». Un positionnement idéal, proche du port du Havre, pour gérer les flux de son client en provenance d’Asie, essentiellement.


© Katoen Natie

« Nous avons tous les atouts pour générer des lignes de Short sea »

Depuis, le groupe belge a poursuivi son développement à Saint-Jean-de-Folleville avec, notamment, le rachat en 2012 de la société Roll Manutention qui exploitait alors une partie du terminal de Radicatel. Aujourd’hui, le terminal accueille des lignes régulières comme celles sur les Antilles « qui représentent 30% de notre activité », souligne Arnaud Aubry, ou se positionne sur des niches comme l’éolien : « nous traitons près de 600 composants par an, comme des tubes, des nacelles ou des pales ». Avec le projet d’extension du terminal porté par HAROPA - Port de Rouen et les incertitudes liées au Brexit, le Terminal manager pourrait récupérer des trafics avec l’Irlande, une destination qui a longtemps fait le succès de Radicatel : « nous avons tous les atouts pour générer des lignes de Short sea ».

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