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- Port de Rouen

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« La reconnexion de la ville à son fleuve est un élément central du projet métropolitain »

Maire de Rouen et président de Rouen Normandie Métropole, Nicolas Mayer-Rossignol veut faire de la transition écologique une priorité de son mandat. Le fleuve et le port sont plus que jamais au cœur de cette dynamique.

 

Vous dites vouloir faire de la Métropole un territoire de référence en matière de transition écologique. Quelles sont les armes dont dispose aujourd'hui le territoire pour atteindre cet objectif ambitieux ?

Nous vivons un changement d’ère, une mutation à la fois économique et écologique qui impacte notre modèle industriel et urbain. Notre territoire, par ses singularités, son histoire, son potentiel, est au cœur même des problématiques contemporaines de résilience. C’est le défi du siècle. Ici plus qu’ailleurs. 2ème acteur public de Normandie, la Métropole sera accélérateur des changements par son action mais aussi par l’effet d’entrainement qu’elle suscitera. Elle dispose pour cela d’un positionnement stratégique, d’un bassin puissant, d’entreprises innovantes et d’une vraie connexion à la recherche. Nous y ajoutons une dimension indispensable : la concertation et la transparence à tous les niveaux.

Comment la Seine et le port de Rouen peuvent-ils contribuer, selon vous, à développer l'attractivité du territoire à travers cette démarche de transition écologique ?

Nous sommes très fiers de notre Port, de son haut niveau de compétence, conscients du rôle qui doit être le sien dans la transition. La reconnexion de la ville à son fleuve est un élément central du projet métropolitain. Mais l’axe Seine doit être remis au premier plan des priorités nationales. Toutes les grandes métropoles du Monde ont un accès direct à la mer : avec Edouard Philippe, nous avons demandé au Premier ministre d’agir dans le cadre du Plan de Relance. La part du transport fluvial est aujourd’hui insuffisante. Or la multimodalité, c’est l’attractivité du Port de demain. A la fusion des Ports, doit correspondre un projet d’investissement à la hauteur des enjeux. 

Un an après l'incendie de Lubrizol, pensez-vous qu'il soit possible de réconcilier les citoyens avec une activité industrielle historiquement très présente sur le territoire de la Métropole ?

Absolument. Ces 10 dernières années, la métropole s’était transformée de façon fulgurante et l’incendie a été vécu par tout notre territoire comme une injustice. Faisons du judo. Transformons ce qui peut apparaître comme une faiblesse en une force pour l’avenir par la qualité du travail que nous ferons pour la transition écologique du territoire.

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