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Après quelques mois d’acclimatation aux côtés de Pierre-Marie Hébert, Thomas Courtier a enfilé le 1er février dernier le costume de directeur de l’Union Portuaire Rouennaise. Un rôle de défense et de promotion des intérêts des usagers du port renforcé par la crise sanitaire qui n’épargne pas les activités portuaires.
- Port de Rouen

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Thomas Courtier : « J’ai le Port de Rouen dans mon ADN »

Au « 66 », c’est peu dire que Thomas Courtier est comme un poisson dans l’eau. Aux côtés de Pierre-Marie Hébert ces derniers mois pour assurer le passage de témoin, ce « pur produit local » né à Rouen et passé par les bancs de Neoma Business School, a plongé dans le grand bain au cœur de la tempête du coronavirus. Un contexte particulièrement troublé pour tous les acteurs portuaires, durant lequel Thomas Courtier tient la barre en équipage restreint. « Nous sommes deux permanents présents pour accompagner les entreprises dans l’accomplissement de leurs missions. Nous avons auprès d’elles un vrai rôle d’information tant sur le plan juridique que sanitaire ». Sans oublier un rôle logistique avec la distribution de près de 3.000 litres de gel hydroalcoolique ainsi que la commande de 40.000 masques destinés aux adhérents et à leurs employés. L’UPR qui a mis ses réseaux en actions début avril pour demander aux navires à quai d’actionner chaque soir à 20h leurs cornes de brume en soutien aux personnels de santé, « mais aussi à tous ceux qui continuent de travailler, comme les manutentionnaires, et qui sont par définition plus exposés que d’autres ! », rappelle son directeur.

L’UPR, attaché de sa « liberté de parole »

L’UPR est une maison que Thomas Courtier connaît bien. Après un début de carrière dans le conseil en gestion de personnel, il a rejoint en 2005 cette association qui regroupe les entreprises portuaires rouennaises pour s’occuper de formation professionnelle et de développement des services commerciaux dédiés aux adhérents. Un axe essentiel qui permet à l’UPR de générer des ressources propres et ainsi « de conserver sa liberté de parole », souligne le nouveau directeur. Il y passera huit ans avant de rejoindre l’entreprise de manutention Somap rachetée quelques années plus tard par le Marseillais Marfret. Une expérience « enrichissante » pour celui dont le père, lui-même issue du monde de la manutention, n’est pas étranger à cette « culture portuaire » qu’il revendique : « j’ai le port de Rouen dans mon ADN ».

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