Environnement

- Port de Rouen

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HAROPA, partenaire du congrès National des Conservatoires d’Espaces Naturels 2018

Le Congrès National des Conservatoires d’Espaces Naturels s’est déroulé au Havre du 3 au 6 octobre 2018 avec pour fil conducteur « de la source à l’estuaire, pour une gestion durable et partagée ».
Ce congrès, soutenu par HAROPA, a été l’occasion pour les acteurs socio-économiques, scientifiques, collectivités locales, gestionnaires et usagers d’espaces naturels, représentants de l’Etat… de répondre aux problématiques communes de gestion d’espaces naturels, des cours d’eau et des bassins versants. Près de 40 ateliers et forums ont permis ces échanges. HAROPA - Port de Rouen, gestionnaire de 3 730 ha d’espaces dont les 2/3 sont à vocation naturelle, est intervenu dans deux ateliers : l’atelier sur la collecte et le traitement de l’information où a été présenté l’outil d’aide à la décision sur les réseaux écologiques hiérarchisés développé sous SIG ((Système d’Information Géographique) dans le cadre de l’élaboration du Plan de Gestion des Espaces Naturels (PGEN) et l’atelier sur la compensation où a été présentée la stratégie de gestion des espaces naturels du Port ainsi que la démarche de mise en œuvre des mesures compensatoires sur le territoire portuaire. 

Congrès national des conservatoires d'espaces naturels 2018

« Les tas dans les trous » : Un nouveau site à Anneville-Ambourville

En 2000, pour répondre à deux objectifs majeurs du Port de Rouen - la gestion de sédiments de dragage d’entretien et la gestion des espaces naturels -, HAROPA – Port de Rouen a développé un mode de gestion innovant portant sur le remblaiement de ballastières avec des sédiments de dragage sur la commune d’Yville-sur-Seine, cette méthode permettant de recréer des milieux naturels humides. En 2018, le remblaiement de ce site est achevé et une dernière phase de réaménagement écologique, réalisée par le carrier (CBN), doit débuter prochainement afin de recréer des prairies humides.
Pour maintenir ce mode, exemple d’écologie industrielle, le Port a identifié plusieurs ballastières disponibles dans les boucles de Seine et a retenu un site localisé sur une carrière CEMEX (ex FCH Capoulade) à Anneville-Ambourville. Ce site répond techniquement aux besoins du Port, dans le délai souhaité avec une vision à moyen terme. En 2017, les autorisations de remblaiement du plan d’eau ont été obtenues. Au printemps 2018, le Port a procédé aux travaux de réalisation du poste d’accostage de la drague afin de débuter, en juillet 2018, les premiers refoulements de sédiments de dragage dans le nouveau plan d’eau

Reprise des travaux à Sahurs et Lillebonne

Dans le cadre des mesures d’accompagnement du projet d’amélioration de ses accès maritimes, le Port de Rouen a débuté à l’automne 2017 des travaux de restauration écologique sur deux sites en bord de Seine.
L’un des objectifs communs aux deux projets est la création d’habitats typiquement estuariens tels que vasières et roselières. Afin de respecter la tranquillité de la faune à la belle saison, les travaux ont été organisés en deux phases réparties sur deux années. L’automne étant arrivé, la seconde phase des travaux peut commencer.
Le site de Lillebonne, en grande partie réouvert vers le fleuve par l’arasement de la digue, va faire l’objet de travaux de confortement de berge le long de la rivière du Commerce afin de limiter son érosion. A Sahurs, ce sont d’importants travaux de terrassement et de travaux sur la digue qui vont avoir lieu, afin de redynamiser cette ancienne annexe hydraulique de la Seine. Un aménagement pédagogique et la réfection de la vélo-route sont également prévus à l’issue des travaux de ce site.

 

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