Dragage et environnement

- Port de Rouen

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Le dragage, une nécessité

Du fait des courants de marée et des variations du débit de la Seine, des sables et des vases pénètrent ou se déplacent dans le fleuve. La plupart de ces sédiments retournent à la mer mais une partie se dépose au fond.
Si le Port n’intervenait pas, le chenal serait encombré par ces sédiments et il ne permettrait plus la navigation des navires de commerce. 
Des opérations de dragage sont donc réalisées tout au long de l’année. Elles consistent à retirer ces sédiments du chenal de navigation et des postes d’accostages afin que les navires puissent cheminer et stationner en toute sécurité dans le port.
En moyenne, 4,8 millions de m3 de sédiments sont dragués chaque année pour l’entretien des accès nautiques du Port de Rouen.
Selon les sites et leurs expositions aux courants, les sédiments issus des dragages d’entretien sont de différentes natures : 

  • dans la partie aval de l’estuaire, de l’embouchure de la Seine à Vieux-Port, ils sont un mélange de sable et de vase amenés par la marée (qui représentent 90 % des volumes dragués).
  • dans la partie amont de l’estuaire, de Vieux-Port à La Bouille, ils sont généralement constitués de sable.
  • dans la zone portuaire amont, de la Bouille à Rouen, ils sont principalement constitués de vases.

Les sédiments dragués donnent systématiquement lieux à des analyses physico-chimiques réalisées par un laboratoire indépendant agréé. Les résultats montrent qu’ils répondent aux différentes normes fixés par la réglementation.

Le dragage d’approfondissement
Afin de développer et de maintenir son attractivité, le Port de Rouen doit pouvoir accueillir les navires modernes, qui sont plus gros et transportent plus de marchandises. Le Port de Rouen réalise donc depuis 2012 des dragages d’approfondissement. L’objectif de ces travaux est d’augmenter d’un mètre le tirant d’eau d’ici 2019. 
A l’issue du projet, 7 millions de m3 de sédiments auront été dragués pour ces travaux, la moitié en eau salée, l’autre moitié en eau douce.

En savoir plus sur le projet des accès maritime

L’opération de dragage

Les opérations de dragage sont principalement réalisées par des dragues aspiratrices en marche. Ces navires avancent à faible vitesse tout en aspirant des sédiments mélangés à de l’eau à travers un long tuyau que l’on appelle une élinde. Les dragues évacuent l’eau puis stockent les sédiments à bord, dans des puits. Ils sont ensuite transportés et déposés soit en mer (on parle alors de clapage ou immersion), soit à terre.

 

Les opérations de dragage sont principalement réalisées par des dragues aspiratrices en marche. Ces navires avancent à faible vitesse tout en aspirant des sédiments mélangés à de l’eau à travers un long tuyau que l’on appelle une élinde. Les dragues évacuent l’eau puis stockent les sédiments à bord, dans des puits. Ils sont ensuite transportés et déposés soit en mer (on parle alors de clapage ou immersion), soit à terre.

Drague Jean Ango en Seine

 

 

 

 

Le Port de Rouen gère les sédiments dragués selon leur nature et leur localisation :

  • Les sédiments dragués dans l’estuaire aval sont déposés en mer. C’est ce qu’on appelle le clapage. Depuis 1977, ils étaient déposés à l’embouchure de l’estuaire, sur le site du Kannik. Depuis 2017, ils sont déposés sur un nouveau site, celui de Machu, situé à 11,5 km de l’embouchure de l’estuaire. Pour une petite partie, ils sont déposés à terre sur un site de transit à Honfleur pour valorisation dans le secteur du BTP.

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  • Les sédiments dragués dans l’estuaire amont sont déposés à terre. Les sédiments les plus grossiers sont déchargés dans l’une des 5 installations de transit à Honfleur, Lillebonne, Saint Wandrille, Jumièges ou Moulineaux. Les sédiments les plus fins sont utilisés pour combler d’anciennes carrières de sable et de graviers en eaux (les ballastières).