Lettre #16 Actu Eco

- Ports de Paris

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Terminal conteneur de Gennevilliers : un outil indispensable pour le développement de la multimodalité

HAROPA - Ports de Paris et Paris Terminal SA prévoient d’aménager dans les années qui viennent 19.000 m² supplémentaires de terre-plein pour permettre l’extension du terminal conteneurs de Gennevilliers. Une première tranche de près d’un hectare doit être livrée fin novembre.

Après une année 2019 historique marquée par une croissance de ses trafics conteneurisés de l’ordre de 5,6 %, HAROPA - Ports de Paris a décidé de lancer le chantier de l’extension du terminal multimodal de Gennevilliers. Sur les 19.000 m² de terre-plein supplémentaires qui doivent être aménagés dans les années à venir, près d’un hectare aura été livré d’ici à la fin du mois de novembre. "En fin d’année dernière nous constations que le terminal était proche de la saturation", rappelle Jean Plateau, le directeur du port de Gennevilliers. Un constat renforcé par la crise sanitaire qui aura mis en lumière "la nécessité de développer des espaces de stockage supplémentaires".

Par ailleurs, un investissement de 2,1 millions d’euros complètera cette extension pour repenser l’accès au terminal et remédier à la saturation des accès pour les poids lourds. Cela grâce à la mise en place d’un système dématérialisé des procédures et des contrôles d’entrée-sortie, interfacé avec le Cargo Community System AP +, qui garantit la fluidité, la sécurité et la traçabilité des marchandises. Il limitera les temps de passage à 10 minutes, contre 45 actuellement.

Anticiper la reprise des échanges internationaux

Un choix partagé par Alain O’Jeanson, le directeur général de Paris Terminal SA. "Nous avons la chance d’avoir sécurisé deux projets importants avec le chantier Eole qui doit s’achever fin 2021 et celui de la Ligne 14 porté par la RATP". Deux chantiers qui génèrent beaucoup de trafics comme ceux des voussoirs (éléments de béton posés sur les parois du métro par des tunneliers) qui arrivent à Gennevilliers par train et qui rejoignent les différents chantiers par la voie d’eau. L’exploitant du terminal a donc besoin de surfaces de stockage au plus près des chantiers de ses clients. Au-delà, "lorsque les échanges internationaux vont redémarrer, Gennevilliers sera le premier port francilien à en bénéficier sur l’Axe Seine", anticipe Alain O’Jeanson. Avec pour atout essentiel la disponibilité foncière.

Une quinzaine de lignes fluviales régulières

L’enjeu est donc crucial. C’est même un atout décisif dont l’autorité portuaire comme l’exploitant du terminal entendent bien tirer parti dans les années à venir. Preuve de la vitalité du port de Gennevilliers, des lignes fluviales à l’import ont redémarré ces derniers mois : une quinzaine de lignes régulières dont deux assurent des liaisons dans l’hinterland tandis que les autres permettent de relier les ports du Havre à Gennevilliers en transitant par Rouen. Le trafic ferroviaire lui-même, atone sur la dernière décennie, retrouve des couleurs avec notamment le trafic des voussoirs en provenance de Bretagne qui sont ensuite manutentionnés sur le terminal multimodal de Gennevilliers. Au total trois liaisons hebdomadaires sont opérationnelles et une quatrième s’engage avec l’opérateur Marfret entre les ports de Gennevilliers et Bonneuil.