Lettre #15 Environnement

- Ports de Paris

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Quand la biodiversité s’épanouit le long de la Seine

L’ouvrage "Biodiversité en Seine, carnet illustré des ports de Paris, de Rouen et du Havre", publié durant l’été, offre un panorama de la faune et de la flore qui prend vie le long de la vallée de la Seine et qui s’épanouit dans les zones urbanisées et industrialisées du domaine portuaire des ports de l’axe Seine.

De sa naissance à son estuaire, la Seine a toujours été un extraordinaire vivier pour la faune et la flore. Aujourd’hui, dans sa dimension industrielle et urbaine, le fleuve joue plus que jamais un rôle essentiel dans la préservation et l’épanouissement d’espèces remarquables. C’est cette diversité que les éditions Textuel ont souhaité mettre en valeur avec le concours de HAROPA à travers l’ouvrage "Biodiversité en Seine". Un ouvrage, préfacé par Yann Arthus-Bertrand, et qui fait la part belle aux espèces qui nichent, vivent et se développent sur le territoire des ports du Havre, de Rouen et de Paris. En couverture de ce livre illustré par l’illustratrice naturaliste Claire Motz, on retrouve d’ailleurs un oiseau emblématique des berges franciliennes, le discret Martin-Pêcheur. Reconnaissable à ses couleurs vives, il a fait des berges écologiques du port de Bonneuil-sur-Marne son terrain de jeu. Quant au Hibou Moyen-Duc, il a choisi la pinède du port de Gennevilliers faisant face au terminal conteneurs, pour faire entendre ses hululements.

Des suivis écologiques menés depuis 2013

Pour identifier la présence de ces espèces sur ses sites et suivre leur évolution, HAROPA - Ports de Paris a entrepris depuis 2013 de réaliser des suivis de la faune et de la flore sur les secteurs à enjeux écologiques. Un travail documentaire et de terrain qui permet ensuite d’aiguiller les actions environnementales du Port. "Beaucoup des espèces décrites dans cet ouvrage bénéficient des aménagements que nous avons réalisé ces dernières années", explique Frédérique Guilbert-Palomino, Responsable du département RSE de Ports de Paris. La présence de nombreuses espèces d’oiseaux pêcheurs est d’ailleurs un bon indicateur de l’état de la biodiversité : "ils s’installent sur des zones de pêches et ne viennent que s’il y a des poissons !" ajoute Jean-Mathieu Despoux, responsable de la politique environnementale de Ports de Paris.

La gestion différenciée des espaces verts, une des actions phares de la politique environnementale de Ports de Paris

L’une des actions importantes, explique Frédérique Guilbert-Palomino, "c’est la gestion différenciée des espaces verts étendue à l’ensemble des ports du domaine depuis 2017" comprenant en particulier l’interdiction d’utilisation des pesticides (zéro-phyto). A chaque port son type d’entretien, comme à Limay où la gestion différenciée des espaces verts a favorisé le développement d’une orchidée sauvage (l’Orchis pyramidal) très appréciée, ainsi que d’une espèce de papillon rare en Ile-de-France et très vulnérable, le Zygène de la cornille. En aval du pont du Garigliano, les services de Ports de Paris ont aménagé en 2018, le long de la berge, une frayère à poisson sur 100m de long. Un site prometteur, riche en flore aquatique, sur lequel des premières observations seront menées en 2021, explique Jean-Mathieu Despoux. Des aménagements écologiques de berges sont également en cours sur le port de Bonneuil-sur-Marne : "après avoir aménagé les berges en aval du port entre 2003 et 2004, nous travaillons actuellement sur 850 m de linéaire en amont", sur un site connu notamment pour abriter le Martin-Pêcheur.
Mais l’ouvrage "Biodiversité en Seine" nous rappelle également que la vie s’exprime aussi aux abords de la voie d’eau, et pas uniquement dans le tumulte de ses courants. C’est le cas avec le cerf élaphe, aperçu circulant l’hiver à travers le corridor écologique spécifiquement créé sur le port de Bruyères-sur-Oise. A vos jumelles...