Lettre #15 Actu Eco

- Ports de Paris

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Une exigence renforcée pour l’exploitation industrielle en bord à voie d’eau

Suite à l’incident sur une centrale à béton du groupe Lafarge au port de Bercy début septembre, HAROPA - Ports de Paris a adopté un plan d’actions en concertation avec les organisations professionnelles concernées, l’UNICEM Ile-de-France et le SNPBE Ile-de-France.

Le 1er septembre dernier un écoulement d’eau vers la Seine a été observé depuis un site de production de béton prêt à l’emploi du groupe Lafarge, situé sur le port de Bercy. Un incident vite résolu qui a néanmoins suscité l’émoi légitime du public comme des équipes de Ports de Paris. Pour répondre au mieux et éviter qu’une telle situation ne se reproduise, la direction générale du Port a mis en place un plan d’actions destiné à renforcer les obligations en matière de surveillance et d’alerte qui pèsent déjà sur les professionnels de la filière des matériaux de construction.

150 000 camions en moins dans le cœur de Paris grâce au transport fluvial

Conçu en partenariat avec les organisations professionnelles du secteur, l’UNICEM (Union Nationale des Industries de Carrière et des Matériaux de Construction) Ile-de-France et le SNPBE (Syndicat National du Béton Prêt à l’Emploi) Ile-de-France, le plan d’action renforce la surveillance des centrales à béton situées en bord à voie d’eau, en mettant l’accent sur la qualité de leur production ainsi que sur la nécessaire transparence en cas d’incident. Au final, l’objectif de ce plan consiste à mieux intégrer l’activité de ces unités de production dans l’environnement fluvial et urbain qui est le leur. Des sites de production essentiels pour le développement économique du territoire et dont le recours au transport fluvial "permet chaque année d’éviter le transit de près de 150.000 camions dans le cœur de Paris et de 750.000 camions à l’échelle de l’Ile-de-France", rappelle Antoine Berbain, directeur général de HAROPA - Ports de Paris.

Une obligation d’information renforcée dans les 12h suivant un incident

Dans la foulée de sa visite sur le site de l’incident, Antoine Berbain a rencontré les représentants de l’UNICEM et du SNPBE pour tirer les leçons de cet événement et agir au plus vite sans attendre les conclusions des enquêtes judiciaires en cours. Ports de Paris a donc décidé de renforcer ses exigences contractuelles. Dans un premier temps, l’entreprise doit procéder à un autocontrôle et doit informer le Port, la Préfecture et la Ville dans les 12 heures suivant un incident ayant un impact potentiel sur l’environnement. Une obligation assujettie à des sanctions financières pouvant aller jusqu’à la résiliation de la convention.

Renforcement du dispositif d’audit des installations en bord à voie d’eau

Dans le même temps, le plan d’actions vient renforcer un dispositif existant d’audit annuel des installations institué dans le cadre de la Charte d’amélioration des ports (CAP). Les entreprises, régulièrement auditées depuis plus de quinze ans par l’organisme de certification Ecocert, peuvent désormais faire l’objet de contrôles inopinés. Pour répondre à la nécessité d’information du public, HAROPA - Ports de Paris s’engage également à renforcer la transparence de l’information concernant les résultats des audits des installations vis-à-vis des  élus, riverains et associations. Enfin, un nouveau dispositif est mis en place pour mieux centraliser les signalements en cas d’incident sur l’adresse drse@paris-ports.fr sur laquelle le port s’engage à donner une réponse sous 48 heures.

Cet ensemble de mesures illustre la mobilisation du Port "aux côtés des entreprises de la filière pour que de tels événements ne se reproduisent pas et pour garantir une meilleure intégration des activités industrielles dans leur environnement", conclue Antoine Berbain.