Environnement

Des ruches sur le territoire portuaire

L’installation de ruches sur les ports du Havre, de Rouen et de Paris participe à l’entretien de la biodiversité des territoires portuaires et naturels.
- Port du Havre

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HAROPA installe des ruches sur les ports

Dans le cadre de leur politique environnementale, HAROPA – Port de Rouen et HAROPA – Port du Havre lancent un partenariat avec l’association d’insertion « Interm' Aide Emploi » pour installer des ruches sur leur territoire, tandis que HAROPA – Ports de Paris renouvelle pour trois ans une convention de partenariat avec l’Union Nationale de l’Apiculture Française. Ces collaborations illustrent l’engagement de HAROPA en faveur de la protection de la biodiversité.

En avril 2016, HAROPA - Port de Rouen et HAROPA – Port du Havre installent douze ruches au cœur des zones portuaires. Six ruches sont placées au sein de la zone portuaire rouennaise dans une ancienne chambre de dépôt de sédiments de dragage, sise sur la commune de Moulineaux, à une quinzaine de kilomètres au Sud de Rouen. Six  autres ruches prennent place sur la zone industrialo-portuaire du port du Havre, au sud du Grand Canal, à proximité du terminal multivrac. Les sites d’accueil sélectionnés sont des espaces naturels qui présentent l'avantage d'être hors zones de passage, ombragés, clos et qui offrent une grande diversité de plantes mellifères.

 

  • Pour Régis Soenen, Directeur de l'Aménagement Territorial et de l'Environnement au Port de Rouen, « l’installation des ruches, initiée en 2015, s’inscrit dans la continuité des actions de gestion écologique et de préservation de la biodiversité mises en places par le Port de Rouen en tant que gestionnaire de 2700 ha d’espaces naturels : recréation de zones humides, aménagement de corridors écologiques, végétalisation de berges, etc. Cette action complète ainsi un vaste programme de recréation d’habitats naturels démarré voilà 10 ans dans la zone portuaire amont, avec pour objectif la constitution d’un réseau écologique offrant le gite et le couvert à de nombreuses espèces ».
  • Dans la circonscription portuaire du Havre, plusieurs centaines d’hectares d’espaces verts constituent une importante réserve de biodiversité. « Depuis plusieurs années, rappelle Pascal Galichon, Directeur de l’Environnement et de la Planification au Port du Havre, la gestion de ces espaces fait l’objet d’une démarche rigoureuse de façon à limiter les impacts sur l’environnement et à favoriser la préservation de la biodiversité. Citons notre gestion différenciée qui consiste à limiter le nombre de tontes en laissant une végétation naturelle se développer. Citons également la mise à disposition de terrains pour la fenaison aux agriculteurs, l’expérimentation de méthodes alternatives à l’usage de produits phytosanitaires ou encore la mise en œuvre de plans de gestion écologique sur plusieurs sites tel l’Espace préservé. »

En plaçant des ruches au cœur des zones industrialo-portuaires, les ports normands et « Happy culture citadine » permettent à l’abeille de s’intégrer dans ce tissu et de sensibiliser le public à sa sauvegarde qui demeure, au-delà du monde des apiculteurs, un enjeu majeur sur le plan environnemental et économique.

HAROPA - Ports de Paris a pour sa part renouvelé la convention de partenariat signée en 2013 avec l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF) dans le cadre du programme "Abeille, Sentinelle de l’environnement". Les ports de Bonneuil-sur-Marne (94) et Gennevilliers (92) disposent de six ruches chacun (dont trois ruches pédagogiques) exploitées par l’UNAF et organisent les APIDAYS,  journées de présentation pédagogique au public. Plus récemment, le port de Limay-Porcheville (78) a rejoint le mouvement avec trois ruches.

Ces démarches HAROPA s’inscrivent dans la continuité des actions mises en place depuis plusieurs années par les trois ports de l’axe Seine sur leurs espaces naturels afin de préserver la biodiversité. Elles lui ont notamment permis d’être désigné « Best Green Port in the word» en 2015 par les lecteurs de Cargo News Asia.

 

L’abeille, première ouvrière de la biodiversité, est en danger


Actuellement, plus de 80 % de notre environnement végétal est fécondé par les abeilles, qui jouent un rôle prépondérant de pollinisateurs. Près de 40% de notre alimentation (fruits, légumes, oléagineux, etc.) dépend exclusivement de l’action fécondatrice des abeilles. Pourtant, aujourd’hui les abeilles sont menacées en raison de mutations profondes de l’environnement dues notamment à des pratiques agricoles inadaptées (emploi abusif de produits phytosanitaires de plus en plus toxiques, monoculture, etc.).