Environnement

Renaissance de l’habitat estuarien

HAROPA - Port de Rouen a organisé, mardi 25 juin 2019, une visite de l’ancienne chambre de dépôt de sédiments de dragage de Lillebonne, une installation inutilisée depuis les années 90. La suppression partielle d’une digue en bord de Seine et le terrassement des terrains de l’ancien site de dépôt ont permis de reconnecter un nouvel espace au fleuve. Cette expérience inédite a suscité l’intérêt de spécialistes de l’environnement, invités à venir voir sur le terrain le résultat de cette reconnexion hydraulique. L’initiative témoigne par ailleurs de la volonté du Port de Rouen de recréer des milieux naturels typiques de la vallée de Seine.
- Port de Rouen

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Le Service Environnement de HAROPA - Port de Rouen, représenté par Sandrine Samson et Claire Bertolone, a accueilli une trentaine de personnes venues découvrir un exemple de restauration écologique ayant permis de recréer un habitat estuarien typique. Outre la municipalité de Lillebonne, la visite de terrain a réuni des représentants de la Dreal, de l’Agence Française pour la Biodiversité, de l’Agence Régionale de l'Environnement de Normandie, du Groupement d'intérêt public Seine-Aval, de HAROPA - Port du Havre, de la Métropole Rouen Normandie, du Parc Naturel Régional des Boucles de la Seine Normande et de la Maison de l'Estuaire, gestionnaire de la Réserve Naturelle Nationale non loin en aval du site de Lillebonne. Des associations étaient également représentées, dont France Nature Environnement.
Cette restauration écologique est une des mesures environnementales d’accompagnement du programme d’amélioration des accès maritimes du Port de Rouen. Les travaux se sont déroulés en deux phases, de novembre 2017 à mars 2018, puis d’octobre à décembre 2018, afin de préserver la tranquillité du site pour la faune aux beaux jours. La mise en eau de la chambre de dépôt a été rendue possible par le terrassement et l’évacuation de 110 000 m3 de matériaux et la suppression de la digue au Sud de la chambre. L’ouvrage a été arasé sur 300 mètres, permettant la création d’une vasière-roselière descendant en pente douce vers le fleuve. Les travaux ont aussi porté sur la suppression des vestiges d’ouvrages présents à l’embouchure de la rivière du Commerce qui débouche sur le site. La reconstruction d’un musoir à l’extrémité Nord de la digue et le confortement de la berge, en rive gauche de la rivière du Commerce, ont complété le programme des travaux.

GEODE EN VISITE A MOULINEAUX

Le Service Environnement du Port de Rouen a accueilli, les 3 et 4 juin derniers, le Groupe d’Etudes et d’Observations sur les Dragages et l’Environnement (GEODE) pour une réunion plénière et a intégré dans le programme des deux jours une visite de l’installation de transit de sédiments de dragage sise à Moulineaux.  Cette visite a permis d’expliquer le fonctionnement d’une installation de transit dédiée à la valorisation des sédiments de dragage dans le secteur du BTP. 
Le groupe GEODE réunit des représentants des services du Ministère de la Transition écologique (DGITM, DEB) ; du Ministère de la Défense ; des grands ports maritimes ; du GIE Dragage-ports ; du Cerema ; de l’Ifremer ; de l’Université de Bretagne Sud ; de la Région Bretagne ; de la Région Hauts-de-France ; des services de l’Etat en charge de la police de l’eau (DDTM) et de l’Association des Ports Locaux de la Manche. GEODE porte son expertise sur la gestion des accès maritimes des ports en intégrant les enjeux de l’environnement et de l’économie, en développant des expertises et des études sur les sujets relatifs au dragage et à l’environnement. Il formule également des recommandations pour les suivis des incidences des dragages et des immersions, notamment en partageant les expériences et meilleures pratiques.

Ancienne chambre de dépôt de sédiments de dragage de Lillebonne