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Newsletter 4#portduhavre – Juillet 2020 / Green Port

- Port du Havre

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« La richesse de nos bassins en matière de biodiversité est très peu connue »

En partenariat avec l’Agence de l’Eau Seine-Normandie, HAROPA - Port du Havre mène des actions en faveur de la préservation et de la valorisation de la biodiversité dans ses bassins. Le bassin de la Citadelle, situé à deux pas du siège du Port, est le premier à accueillir un ponton flottant et des habitats artificiels marins pour la faune et la flore. Un test grandeur nature avant, peut-être, un déploiement sur d’autres sites, nous explique Natacha Massu, responsable du service Environnement de HAROPA – Port du Havre.

Vous avez engagé un programme de préservation et de valorisation de la biodiversité qui s’est traduit par la pose en juin d’un ponton flottant et l’immersion d’habitats artificiels dans le bassin de la Citadelle. Comment ce projet s’est-il construit ?

« HAROPA - Port du Havre s’est engagé en 2017 sur une politique environnementale très ambitieuse, ambition renouvelée en 2020 qui maintient les objectifs que nous nous étions fixés trois ans auparavant. Le plan d’actions prévoit notamment une vingtaine de mesures liées à la préservation de la biodiversité telles que l’implantation de ruches, le respect du « zéro phyto » dans la gestion de nos espaces verts ou encore le choix de l’éco-pâturage plutôt que le recours au fauchage mécanique sur les espaces à vocation environnementale. Parmi tout cela, il nous est apparu important de valoriser aussi les parties maritimes du Port et notamment nos bassins, dont la richesse en matière de biodiversité est très peu connue. On y trouve des poissons, des algues, des coraux, des éponges, des crabes et même des homards ! »

Pouvez-vous nous décrire le projet du bassin de la Citadelle ?

« Après avoir étudié les solutions existantes auprès d’entreprises innovantes, nous avons décidé de mener trois actions : l’immersion de Biohut® qui sont des cages remplies de coquilles d’huitres qui servent de nurserie pour différentes espèces de poissons ; la mise à l’eau d’un ponton flottant destiné aux oiseaux ; et enfin la pose à l’horizon 2021 de récifs artificiels en béton pouvant servir de support pour la faune. Le projet est financé à hauteur de 80 % par l’Agence de l’Eau Seine-Normandie. »

Comment avez-vous choisi le site de ce premier test grandeur nature

« Nous travaillons depuis une vingtaine d’années avec l’association Port Vivant qui réalise régulièrement, pour le port du Havre, des plongées dans nos bassins et qui produit des rapports techniques. C’est d’ailleurs cette association qui va réaliser le suivi du projet pour les trois années à venir. Nous souhaitions valoriser ce travail et il nous a semblé évident de démarrer avec le bassin de la Citadelle, non utilisé depuis 30 ans, et qui de plus, se trouve à proximité du siège de HAROPA - Port du Havre»

Cette expérimentation a-t-elle vocation à se déployer sur d’autres sites portuaires ?

« Ce projet fera effectivement office de test avant un déploiement à plus grande échelle sur d’autres bassins, notamment sur Port 2000 qui peut devenir aussi, et pourquoi pas, un lieu d’accueil de la biodiversité. Quoi qu’il en soit, nous aurons des premiers retours d’ici un an. »

 

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