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- Port de Rouen

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L’environnement au cœur du projet d’amélioration des accès maritimes du port

Le grand projet d’amélioration des accès maritimes du port de Rouen s’achève. L’occasion de rappeler que des mesures environnementales contenues dans le projet dès l’origine ont été mises en œuvre ces dernières années et continuent à l’être jusqu’en 2023. Du côté de Sahurs, notamment, Une ancienne annexe hydraulique de la Seine a bénéficié de travaux de redynamisation à travers une modification de la connexion de ce « trou de Seine » avec le fleuve. Ce chantier est destiné à redonner vie à cet écosystème particulier. Le 14 octobre dernier, une première visite avec des riverains et des membres du conseil municipal a permis de mettre en lumière les trois panneaux pédagogiques installés sur le site. Réalisés grâce au concours de l’association Cardere, active dans le domaine de l’éducation à l’environnement, les panneaux renseignent sur l’histoire du site, le contenu du projet de redynamisation et les espèces du milieu local. Sur le site de l’Angle, situé à Vatteville-la-Rue, une ancienne berge va être supprimée pour renaturer le site. Ce chantier va démarrer avant la fin de l’année pour s’achever sous trois mois, tandis qu’à Vieux-Port, le chantier entamé mi-octobre va permettre de  mettre en place sur 400 m un aménagement de berge en techniques mixtes associant des enrochements en pied de berge et des techniques végétales en haut de berges dans le cadre de la lutte contre l’érosion. Le site sera ainsi en partie végétalisé après enrochement avec des espèces supportant l’immersion lors des marées.

Sur les traces du Gobie à tâches noires

Personne ne sait vraiment comment ils sont arrivées là. Mais leur prolifération observée dès 2017 a amené l’Agence française de la Biodiversité AFB (devenu Office Français de la Biodiversité) et le Port à se saisir de la question car les Gobies à tâches noires sont bel et bien une « espèce exotique envahissante ». Pour mieux contenir le phénomène, il faut d’abord l’étudier. C’est tout l’enjeu du partenariat signé entre l'AFB et HAROPA - Port de Rouen. qui vise à développer une méthode d’inventaire des espèces exotiques envahissantes (Poissons et Bivalves) par l’ADN environnemental et d’évaluer la performance de cette approche génétique non intrusive sur l’estuaire de la Seine dans l’optique de mettre en place un réseau de surveillance. « Une campagne de prélèvements d’eau de Seine a été menée en aout dernier en une dizaine de points du fleuve entre Poses et l’Estuaire afin de rechercher, via un laboratoire spécialisé, les traces d’ADN des espèces présentes et ainsi dresser un panorama plus juste de la présence de cette espèce envahissante dans la Seine », explique la cheffe du service Environnement du Port Sandrine Samson. Cet état des lieux dictera ensuite les consignes à transmettre aux usagers ainsi que les choix à faire pour lutter efficacement contre le Gobie à tâches noires.

Cemex Granulats va remblayer les ballastières d’Anneville-Ambourville 

Cemex Granulats, qui a repris en 2018 l’exploitation du site occupé par la société FCH à Anneville-Ambourville a obtenu le 31 juillet dernier l’autorisation d’étendre sa carrière. En parallèle, le carrier devra remettre le site en l’état en assurant les opérations de remblayage avec des sédiments de dragage d'entretien apportés par le Port. Pour HAROPA - Port de Rouen, l’extension de l’autorisation d’exploitation du site et l’obligation faite à Cemex de remblayer vont au total prolonger de plus de quinze ans les débouchés pour les matériaux issus des opérations de dragage d'entretien de la Seine. La reprise de l’activité de FCH permet dans le même temps à Cemex Granulats d’alimenter son unité de traitement (criblage, concassage, lavage) toute proche.

 

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